LES CAUSES DU DIABETE (type1)
Dans une famille d’un jeune diabétique, on ne retrouve le plus souvent aucun autre cas. Dans 5 % à 10 % des cas seulement, un frère, une sœur ou un des parents est diabétique.
L’hérédité joue un rôle, mais d’autres facteurs interviennent. On ne sait rien encore de ceux-ci. Le diabète juvénile n’est pas dû à un gêne défectueux. Probablement plusieurs gênes différents normaux mais particuliers combinent leurs effets pour prédisposer à la maladie.
L’hyperglycémie incite les reins à éliminer le sucre dans les urines (glycosurie) qui normalement n’en contiennent pas. L’enfant urine en abondance (polyurie) y compris la nuit.
La perte d’eau entraîne une déshydratation que l’enfant essaie de compenser en buvant davantage.
La carence en insuline induit aussi une fente des muscles et du tissu adipeux ; le poids chute de quelques kilos en quelques semaines. Le foie produit des acides cétoniques que l’on retrouve dans les urines (cétonurie).

Le diabète de type 1
Le diabète de type 1, ou diabète insulinodépendant, est une maladie auto-immune où les cellules ß sécrétrices d’insuline des ilots de Langerhans du pancréas sont détruites par le système immunitaire, c’est à dire par nos propres cellules de défense. Ceci induit une absence d’insuline et donc la non absorption du glucose par les tissus réservoirs (Fig 3). Au cours des repas, la glycémie augmente violement puis le glucose est éliminé dans l’urine et la glycémie tombe à des taux insupportables pour notre organisme.
Le diabète de type 1 affecte des individus jeunes, en général de moins de 20 ans et représente 10 à 15 % des cas de diabète.
Le diabète de type 2
Le diabète de type 2, ou diabète non insulinodépendant, est une maladie complexe due à deux effets physiologiques : une détérioration de la sécrétion d’insuline induite par le glucose et une résistance à l’insuline de la part des tissus réservoirs qui ne stockent plus le glucose correctement. Ceci provoque une hyperglycémie caractéristique du diabète.
Le développement de cette pathologie est complexe, variable et encore mal compris, cependant on retrouve de façon constante une augmentation de la production hépatique de glucose, une diminution de la sensibilité des tissus cibles à l’action de l’insuline, une fonctionnalité pancréatique altérée avec une diminution de la sécrétion d’insuline et une augmentation de celle du glucagon. Ce diabète affecte majoritairement des sujets à partir de 4o ans, l’alimentation riche en graisses et l’inactivité physique prédisposant à la résistance à l’insuline, l’obésité et le diabète de type 2. Cependant, le diabète de type 2 affecte des individus de plus en plus jeunes à cause des changements dans les habitudes alimentaires entre autres.
Le diabète gestationnel
Certaines femmes développent un diabète gestationnel vers le six ou septième mois de grossesse dû à une certaine résistance à l’insuline. Normalement, ce diabète disparait après l’accouchement et il semblerait que la gestation révèle une prédisposition au diabète de type 2 chez ces femmes.
Le bébé sera un gros bébé car pendant la période intra utérine son organisme aura converti les sucres en graisse afin de compenser l’hyperglycémie. Ceci constituera un risque d’obésité et une prédisposition au diabète chez l’enfant dont le pancréas aura déjà dû travailler sous pression, il faudra donc particulièrement surveiller l’alimentation de cet enfant.
Effets secondaires
En cas de diabète, le réseau routier constitué par les vaisseaux sanguins est facilement abimé à cause de l’hyperglycémie et de ses conséquences qui endommagent les voies de circulation (veines, artères et capillaires sanguins). Ceci entraine les nombreuses complications de la maladie dites complications angiopathiques c'est-à-dire dues à des problèmes du réseau routier de notre sang. Lorsque les capillaires sanguins, c'est-à-dire les petites routes, sont affectés, on parle de microangiopathies. Les voies deviennent étroites et fragiles et tous les tissus ne sont plus bien irrigués, ils manquent donc de nutriments et d’oxygène et les déchets ne sont plus correctement éliminés. Tout notre organisme est affecté, cependant les dégâts causés dans la microcirculation de l’œil, du rein et des nerfs ainsi qu'aux pieds (ulcéres conséquence de la combinaison de la neuropathie et de la mauvaise irrigation de nos extrémités) sont les plus problématiques.Néanmoins, ces complications microangiopathiques propres du diabète, sont relativement contrôlables si la glycémie est elle-même bien régulée par le traitement. Lorsque ce sont les grosses voies telles que les veines et les artères (autoroutes du sang) qui sont affectées, on parle de macroangiopathies. Les parois des vaisseaux s’épaississent et se rigidifient, les vaisseaux devenant cassant et difficilement praticables ce qui augmente le risque d’accidents vasculaires (c'est-à-dire des vaisseaux sanguins). Le diabète affecte également le système nerveux autonome, partie qui innerve les organes internes de notre corps comme le cœur, les vaisseaux sanguins, l’estomac, la vessie. La macroangiopathie associée aux altérations du système nerveux autonome qui affectent le cœur, sont à l’ origine du haut risque de développement de maladies cardiovasculaires chez les diabétiques. Les patients diabétiques doivent donc faire très attention et surveiller attentivement leur glycémie pour éviter le stress, causé par l’hyperglycémie et ses conséquences, à nos vaisseaux sanguins. L’action doit etre prise en main à quatre niveaux : 1. La prévention Essayer de maintenir un style de vie et une alimentation saine et, par ailleurs, la promotion du diagnostic précoce des possibles patients diabétiques 2. Le traitement Les patients doivent avoir accès à des traitements adéquats de façon à contrôler leur glycémie et donc éviter une grande partie des effets secondaires. 3. L’éducation Les patients doivent connaitre leur maladie et ses conséquences afin de pouvoir la contrôler et comprendre la nécessité de prévenir ; le personnel sanitaire doit être formé (médecins, infirmiers, diététiciens) et capable de traiter ainsi que d’expliquer la maladie en termes claires aux patients. 4. La recherche Nombreuses études sont en cours et la maladie est connue de mieux en mieux ce qui nous permet d’espérer de meilleures conditions de vies à venir pour les malades
Les aliments
Notre corps est une machine extrêmement élaborée qui fonctionne grâce aux aliments qu’elle absorbe et dont elle tire l’énergie et la matière qui lui sont nécessaires. Les aliments que nous mangeons se décomposent pendant la digestion en molécules qui sont essentiellement de trois types : lipides (ou graisses), glucides (ou sucres) et protides (ou protéines). Ces trois catégories sont indispensables pour notre santé et remplissent différentes fonctions dans notre organisme. Afin d’assurer un apport suffisant en glucides, protides et lipides, il est donc nécessaire de manger de façon équilibrée et variée.