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Association Franco-Marocaine Enfance et Diabète

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                                      DICODIABETE                              

 


 

 

Le diabète

 

Le diabète est une maladie chronique qui apparaît quand le pancréas ne secrète pas assez d’insuline ou quand l’organisme utilise mal l’insuline qu’il produit.

L’insuline est une hormone qui régularise la concentration de sucre dans le sang. La concentration normale est entre 0.80 et 1.20 gramme par litre de sang.
 

Qu’on appelait auparavant Diabète de l’enfant ou Diabète insulinodépendant. Il nécessite une injection régulière d’insuline. Il résulte de la destruction des cellules B de langerhans situées dans le pancréas. C’est une maladie auto-immune. La personne dirige ses lymphocytes contre ses cellules à insuline.

On ne connaît pas la cause de ce défaut de tolérance.

 

Nommé autrefois diabète de l’adulte ou diabète non insulinodépendant.

Il est dû à une mauvaise utilisation de l’insuline par l’organisme, et résulte d’un surpoids, d’une mauvaise hygiène de vie et de manque d’exercice physique.

 

C’est un Diabète repéré chez la femme enceinte.
  


 

Le pancréas

 

Le pancréas est un organe situé en arrière de l’estomac. Il détecte les variations de glycémie. Lors d’augmentation de la glycémie le pancréas relâche de l’insuline pour que le glucose soit stocké. Lors de diminutions de la glycémie, et donc besoin de glucose, le pancréas secrète du glucagon afin que le glucose soit relâché dans la circulation sanguine. L’insuline et le glucagon sont donc des hormones secrétées par le pancréas. Ces hormones sont fabriquées par une très petite partie du pancréas constituée par les ilots de Langerhans. Ceux sont de petits amas d’environ 3000 cellules chacun. Ces cellules peuvent être de 2 types : ß si elles synthétisent de l’insuline et a si elles synthétisent du glucagon. En plus d’être régulé par la glycémie, la sécrétion de ces hormones peut être régulée par d’autres hormones qui obéissent à divers états psychiques ou physiques.
L’insuline
L’insuline est une hormone, c'est-à-dire un messager.
Les hormones sont les messagers de notre corps, elles transportent les informations et les ordres d’un point à un autre de notre corps.
L’insuline est une hormone sécrétée par le pancréas.
Le pancréas détecte les variations de glycémie.
Lorsque la glycémie augmente, après les repas par exemple, il secrète de l’insuline.
Le message de l’insuline est l’ordre de stocker le glucose.
L’insuline agit sur les tissus réservoirs via des récepteurs qui transmettent l’ordre à l’intérieur des cellules qui obéissent alors en captant le glucose du sang.
On dit que l’insuline est une hormone hypoglycémiante.
Lors d’un diabète, la fabrication de l’insuline, sa libération par le pancréas, ou son mode d’action sur les cellules ne fonctionne pas correctement.

 

 


 

Hypoglycémie 

On est en hypoglycémie lorsque la glycémie est particulièrement basse, c'est-à-dire qu’il n’y a pas assez de glucose dans le sang. On considère hypoglycémie à partir de moins de 0,60 grammes de glucose par litre de sang. Chez les sujets diabétiques le stockage du glucose n’est pas fait correctement par les tissus réservoirs ; entre les repas la glycémie peut tomber à des taux dangereusement bas. Notre cerveau s’alimente exclusivement de glucose et il n’en a pas en réserve, il lui faut donc un apport constant. Si cet apport n’est pas couvert, le cerveau peut avoir de graves difficultés à fonctionner. La résistance à l’insuline
On parle de résistance à l’insuline lorsque les tissus réservoirs n’obéissent plus à l’insuline et donc ne stockent plus le glucose correctement.

 


Le glucose

 

Le glucose est une molécule simple qui appartient aux glucides (ou sucres). Le glucose est l’essence de notre corps, il sert de substrat aux cellules pour produire de l’énergie. L’énergie est indispensable pour notre survie puisque c’est ce qui permet que les choses se fassent – une voiture n’avance pas sans essence. Nous obtenons le glucose des aliments que nous ingérons. Le glucose est absorbé par les parois intestinales, transporté par le sang, stocké par les tissus réservoirs puis utilisé par toutes les cellules. Le glucose circule à concentration constante dans notre sang. Le sang permet que le glucose soit accessible à toutes nos cellules.
Le glucose se retrouve sous forme de molécules isolées dans le sucre et dans certains fruits. On le trouve aussi mais sous forme de polymère, c'est-à-dire de chaines de molécules de glucose, dans les légumes et les pates entre autres. Par ailleurs la plupart des glucides différents du glucose, peuvent être convertis en glucose grâce à diverses réactions chimiques au sein de nos cellules. La glycémie
La glycémie est le taux de glucose dans notre sang, elle se mesure en gramme de glucose par litre de sang (gr/l).
Chez l’individu sain, la glycémie se maintien pratiquement constante. Entre les repas elle est d’environ 0,80 gr/l, après les repas elle atteint 1,20 à 1,40 gr/l, ensuite elle redevient basale, c'est-à-dire qu’elle retombe à 0,80 gr/l. La régulation du taux de glucose est faite grâce à un système de contrôle relativement simple dirigé par le pancréas. Afin d’assurer une concentration de glucose, ou glycémie, constante, le glucose doit être stocké dans les tissus dit « tissus réservoirs» (muscles et tissus adipeux) et pouvoir être récupérés si besoin. Lors de l’absorbsion d’aliments, pour stocker le glucose, les cellules des tissus réservoirs captent le glucose grâce à l’insuline. La glycémie se mesure soit en laboratoire, soit à la maison grâce aux bandelettes réactives qui avec une goutte de sang peuvent indiquer instantanément la glycémie. D’autres analyses de laboratoires permettent de connaitre l’évolution de la glycémie pendant les dernières semaines (notamment la mesure de l’hémoglobine glyquée)

 



Le sang

Le sang est le liquide rouge qui circule dans nos veines et nos artères. Il permet de transporter les différents éléments nécessaires à la vie, vers les tissus et les organes (tant les aliments que l’oxygène). Ensuite, il recueille les déchets des tissus pour les conduire aux organes qui les éliminent (reins, poumons, peau). Les vaisseaux sanguins constituent des mailles, comme un réseau routier du corps, qui desservent tous les tissus ; le sang parcourt constamment tout ce réseau ce qui permet au glucose d’atteindre toutes les cellules.

 


 

Les tissus réservoirs


Notre organisme est composé de tissus et d’organes formés de cellules. Certains tissus exercent une fonction de stockage ; ils emmagasinent ainsi les réserves dont nous avons besoin. Le tissus adipeux (ou graisse) et les muscles constituent les tissus que nous appelons ici « tissus réservoirs ». Le glucose est stocké dans les tissus adipeux (ou graisses) et les muscles. Le foie est également un organe de stockage, il stocke le glucose sous forme de glycogène. Le glycogène est une longue chaine de glucose (un polymère) qui peut se défaire en cas de besoin pour produire du glucose.
Les tissus réservoirs obéissent au glucagon et à l’insuline sécrétés par le pancréas en réponse à des variations de glycémie. Ils permettent ainsi d’équilibrer le taux de glucose dans le sang. Cette fonction de stockage est très importante, mais elle ne constitue pas la seule fonction de ces tissus, comme toujours en biologie il n’y a pas une seule fonction. Par exemple, les graisses servent aussi d’amortisseur et les muscles sont aussi responsables du mouvement.


 

LES CAUSES DU DIABETE (type1)

 

Dans une famille d’un jeune diabétique, on ne retrouve le plus souvent aucun autre cas. Dans 5 % à 10 % des cas seulement, un frère, une sœur ou un des parents est diabétique.

L’hérédité joue un rôle, mais d’autres facteurs  interviennent. On ne sait rien encore de ceux-ci. Le diabète juvénile n’est pas dû à un gêne défectueux. Probablement plusieurs gênes différents normaux mais particuliers combinent leurs effets pour prédisposer à la maladie.

LES SIGNES DU DIABETE

 

L’hyperglycémie incite les reins à éliminer le sucre dans les urines (glycosurie) qui normalement n’en contiennent pas. L’enfant urine en abondance (polyurie) y compris la nuit.

La perte d’eau entraîne une déshydratation que l’enfant essaie de compenser en buvant davantage.

La carence en insuline induit aussi une fente des muscles et du tissu adipeux ; le poids chute de quelques kilos en quelques semaines. Le foie produit des acides cétoniques que l’on retrouve dans les urines (cétonurie).

 

 

 


 

Le diabète de type 1 
 

Le diabète de type 1, ou diabète insulinodépendant, est une maladie auto-immune où les cellules ß sécrétrices d’insuline des ilots de Langerhans du pancréas sont détruites par le système immunitaire, c’est à dire par nos propres cellules de défense. Ceci induit une absence d’insuline et donc la non absorption du glucose par les tissus réservoirs (Fig 3). Au cours des repas, la glycémie augmente violement puis le glucose est éliminé dans l’urine et la glycémie tombe à des taux insupportables pour notre organisme.
Le diabète de type 1 affecte des individus jeunes, en général de moins de 20 ans et représente 10 à 15 % des cas de diabète.

 



Le diabète de type 2

 

Le diabète de type 2, ou diabète non insulinodépendant, est une maladie complexe due à deux effets physiologiques : une détérioration de la sécrétion d’insuline induite par le glucose et une résistance à l’insuline de la part des tissus réservoirs qui ne stockent plus le glucose correctement. Ceci provoque une hyperglycémie caractéristique du diabète.
Le développement de cette pathologie est complexe, variable et encore mal compris, cependant on retrouve de façon constante une augmentation de la production hépatique de glucose, une diminution de la sensibilité des tissus cibles à l’action de l’insuline, une fonctionnalité pancréatique altérée avec une diminution de la sécrétion d’insuline et une augmentation de celle du glucagon. Ce diabète affecte majoritairement des sujets à partir de 4o ans, l’alimentation riche en graisses et l’inactivité physique prédisposant à la résistance à l’insuline, l’obésité et le diabète de type 2. Cependant, le diabète de type 2 affecte des individus de plus en plus jeunes à cause des changements dans les habitudes alimentaires entre autres.

 


 

Le diabète gestationnel

 

Certaines femmes développent un diabète gestationnel vers le six ou septième mois de grossesse dû à une certaine résistance à l’insuline. Normalement, ce diabète disparait après l’accouchement et il semblerait que la gestation révèle une prédisposition au diabète de type 2 chez ces femmes.
Le bébé sera un gros bébé car pendant la période intra utérine son organisme aura converti les sucres en graisse afin de compenser l’hyperglycémie. Ceci constituera un risque d’obésité et une prédisposition au diabète chez l’enfant dont le pancréas aura déjà dû travailler sous pression, il faudra donc particulièrement surveiller l’alimentation de cet enfant.

 


 

Effets secondaires

 

En cas de diabète, le réseau routier constitué par les vaisseaux sanguins est facilement abimé à cause de l’hyperglycémie et de ses conséquences qui endommagent les voies de circulation (veines, artères et capillaires sanguins). Ceci entraine les nombreuses complications de la maladie dites complications angiopathiques c'est-à-dire dues à des problèmes du réseau routier de notre sang. Lorsque les capillaires sanguins, c'est-à-dire les petites routes, sont affectés, on parle de microangiopathies. Les voies deviennent étroites et fragiles et tous les tissus ne sont plus bien irrigués, ils manquent donc de nutriments et d’oxygène et les déchets ne sont plus correctement éliminés. Tout notre organisme est affecté, cependant les dégâts causés dans la microcirculation de l’œil, du rein et des nerfs ainsi qu'aux pieds (ulcéres conséquence de la combinaison de la neuropathie et de la mauvaise irrigation de nos extrémités) sont les plus problématiques.Néanmoins, ces complications microangiopathiques propres du diabète, sont relativement contrôlables si la glycémie est elle-même bien régulée par le traitement. Lorsque ce sont les grosses voies telles que les veines et les artères (autoroutes du sang) qui sont affectées, on parle de macroangiopathies. Les parois des vaisseaux s’épaississent et se rigidifient, les vaisseaux devenant cassant et difficilement praticables ce qui augmente le risque d’accidents vasculaires (c'est-à-dire des vaisseaux sanguins). Le diabète affecte également le système nerveux autonome, partie qui innerve les organes internes de notre corps comme le cœur, les vaisseaux sanguins, l’estomac, la vessie. La macroangiopathie associée aux altérations du système nerveux autonome qui affectent le cœur, sont à l’ origine du haut risque de développement de maladies cardiovasculaires chez les diabétiques. Les patients diabétiques doivent donc faire très attention et surveiller attentivement leur glycémie pour éviter le stress, causé par l’hyperglycémie et ses conséquences, à nos vaisseaux sanguins. L’action doit etre prise en main à quatre niveaux : 1. La prévention Essayer de maintenir un style de vie et une alimentation saine et, par ailleurs, la promotion du diagnostic précoce des possibles patients diabétiques 2. Le traitement Les patients doivent avoir accès à des traitements adéquats de façon à contrôler leur glycémie et donc éviter une grande partie des effets secondaires. 3. L’éducation Les patients doivent connaitre leur maladie et ses conséquences afin de pouvoir la contrôler et comprendre la nécessité de prévenir ; le personnel sanitaire doit être formé (médecins, infirmiers, diététiciens) et capable de traiter ainsi que d’expliquer la maladie en termes claires aux patients. 4. La recherche Nombreuses études sont en cours et la maladie est connue de mieux en mieux ce qui nous permet d’espérer de meilleures conditions de vies à venir pour les malades

 


 

Les aliments

 

Notre corps est une machine extrêmement élaborée qui fonctionne grâce aux aliments qu’elle absorbe et dont elle tire l’énergie et la matière qui lui sont nécessaires. Les aliments que nous mangeons se décomposent pendant la digestion en molécules qui sont essentiellement de trois types : lipides (ou graisses), glucides (ou sucres) et protides (ou protéines). Ces trois catégories sont indispensables pour notre santé et remplissent différentes fonctions dans notre organisme. Afin d’assurer un apport suffisant en glucides, protides et lipides, il est donc nécessaire de manger de façon équilibrée et variée.